Je suis tombée amoureuse de ton mari. C’était okay, vous étiez poly amoureux. Semi-nouveau concept pour moi. J’avais déjà parlé pendant un bout avec un gars en couple poly amoureux, mais on ne s’était jamais rencontré, alors je ne connaissais pas vraiment l’étendue de la chose.  Nous étions donc des métamoures, toi et moi, comme tu disais. On s’est vu la première fois pendant une soirée de jeux de sociétés  organisée par Fetlife. Tu y étais avec ton copain, j’y étais avec ton mari. J’étais tellement nerveuse de te rencontrer, t’as pas idée. On l’était probablement tous en fait. L’idée de repartir de là-bas avec lui, sans toi, et d’aller dormir dans ton lit me terrifiait. J’avais peur que tu me déteste, que tu m’en veuille d’aimer ton mari autant. Je portais une nouvelle robe, relativement courte pour moi, avec des bas-portes-jartelle, sans culottes. Petit trip kinky de la soirée. Notre amoureux te l’avais dit, tu as trouvé  ça sexy, mais ça je l’ai su beaucoup plus tard.

Notre histoire à nous deux, toi et moi, a débuté  plus tard par contre. Après une très grosse chicane, après que ton copain et toi ayez rompu. On a décidé d’apprendre à se connaitre pour éviter les futures chicanes, pour apprendre à communiqué. Ça fonctionnait plutôt bien. J’étais en train de développer quelque chose pour toi. Une forme d’amour. Je t’aimais, mais pas comme j’aime normalement. Je t’aimais toi, ta personnalité, ta beauté, mais j’aimais aussi ta façon de l’aimer lui. J’aimais tes yeux quand tu le regardais. Ces yeux remplis de tous l’amour du monde, d’admiration, de tendresse. Et je t’aimais aussi à travers ses yeux à lui. Il t’aime. Tellement. Je crois que tu ne t’en rends même pas compte. Il t’aime d’un amour infini et cet amour, je le ressentais aussi.  Cette nuit-là, je l’ai ressenti plus que jamais. Toute cet amour, dans tes yeux, dans les siens et les miens. On s’est aimé tous les trois. Tellement fort.  Je n’avais jamais rien vécu d’aussi fort, d’aussi excitant, d’aussi angoissant. Je voulais décrire, expliquer, mais je ne suis même pas capable. Je sais pas pourquoi, l’amour ne semble pas vouloir se mettre sur papier aujourd’hui. Je t’en veux encore trop je crois. Comme tu m’en veux encore. Après cette  nuit-là, tout est parti à la dérive, je ne sais pas ce qui s’est passé, je ne sais pas si ça t’as affecté de me voir bien avec ton mari, de nous voir heureux, amoureux ou si c’est parce qu’on s’est trop aimé toutes les deux et que tu voulais être avec moi autant que lui, mais notre histoire a changé et ça été  le début de la dérive. Je t’aimais parce que tu étais toi, la première femme de qui je suis vraiment tombée amoureuse, même si je ne te l’ai jamais dit, mais je te détestais parce que  tu m’empêchais d’être seule avec lui. Je me suis sentie de trop, je me suis sentie dérangeante pour votre couple. Je me suis effacée. Non sans drama, parce que t’sais trois borderline ensemble c’est jamais très beau. Mais j’ai fini par m’effacer.

Je voulais juste que tu sache que, même si ça parait peut-être pas, à cause de mon cœur brisé, je t’ai aimé. Tellement fort. J’ai aimé votre fille aussi, même si elle n’était pas née. Je suis triste de ne pas être dans sa vie, de ne plus faire partie de votre famille, comme on en avait rêvé, de ne pas être l’étrange belle-maman, copine de papa et de maman. Je m’ennui de toi, de tes yeux remplis d’amour, de tes lèvres douces  sur les miennes, de tes seins que tu n’aimes pas mais qui sont tellement bien à toucher, à goûter. Je m’ennui de tes caresses, de tes mains partout sur moi.  De ton rire, ton sourire. De ta gentillesse extrême et de voir à quel point tu le rendais heureux malgré tout. Je t’en veux encore, mais tu auras toujours une grande place dans ma vie et je sais que j’ai la même dans la tienne.

Ajout 3 jours plus tard:

Tu m’as reparlé. J’avais recommencé à parler avec ton mari, seulement en ami, parce que vous me manquiez.  Pas la relation mais vous. J’ai eu trop mal je ne veux plus jamais de relation de ce type. Mais c’est pas à cause de toi. Ce n’est pas tes mensonges qui m’ont le plus peinés. J’ai de la peine de t’en avoir voulu pour des choses que tu n’as pas faites et je m’en veux de ne m’être pas rendue compte que tu mentais. De t’en avoir voulu pour quelque chose que tu as fait pour le protéger. Je ne t’en veux plus. Et je ne t’en veux pas d’avoir menti. J’espère vraiment être capable de te ravoir un peu dans ma vie, même si c’est pas super proche. Mais une amie que je vois parfois pour un café  et qui me laisse quatiner son bébé que je me meurt de connaître.

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